Le moustique du chikungunya progresse en France

Le moustique du chikungunya progresse en France

 

 

moustique

 

Le moustique tigre (l’aedes albopictus) communément appelé moustique du chikungunya ou moustique de la dengue, a été observé pour la première fois en 2004 en PACA et en Languedoc Roussillon.

Le moustique-tigre se caractérise par la présence d’une ligne longitudinale blanche en position centrale sur son thorax noir, visible à l’œil nu.

Il doit son nom à ses rayures qu’il porte sur ses pattes et qu’il partage avec les espèces du même sous genre (Stegomyia).

Depuis le début de l’été, l’Aedes albopictus a refait son apparition. Déjà bien installés dans le Sud de la France, les moustiques tigre se déplacent de région en région et arrivent bientôt aux portes de Paris…

L’insecte est en effet très mobile. Il voyage via le réseau routier et les transports de marchandises. On le retrouve sur des aires d’autoroute, alors qu’il a emprunté une voiture ou un camion.

Autre spécificité, ce moustique est urbain et habitué à l’homme. Il se développe majoritairement en zone urbaine. La femelle pond dans les eaux stagnantes et principalement dans les gîtes anthropiques, c’est-à-dire créés par l’homme, par exemples dans les vases, soucoupes de pots de fleurs, gouttières mal vidées, vieux pneus ou dans des récipients en fer ou en plastique abandonnés, mais aussi dans les flaques d’eau après les fortes pluies. Avec des températures comprises entre 25 et 30°C, les femelles pondent en moyenne 74 œufs tous les 3-4 jours.

Aedes albopictus n’est en soi pas dangereux. Il ne peut transmettre la dengue ou le chikungunya que si ces maladies sont répandues. Il pique une personne contaminée lors d’un voyage, puis une personne saine, lui transmettant alors le virus.

Pour l’heure, les statistiques sont rassurantes. Un cas de chikungunya et douze cas de dengue importés étaient recensés en France métropolitaine au 13 juillet, la plupart dans les Bouches-du-Rhône.

En 2006, année de la grande épidémie de chikungunya à La Réunion, 780 cas avaient été recensés en France métropolitaine. Et, pour la première fois en 2010, des cas dits “autochtones”  contractés localement avaient été observés dans le Var.

 

 

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