L’accouchement naturel : régression, effet de mode ou véritable alternative aux maternités surchargées ?

L’accouchement naturel : régression, effet de mode ou véritable alternative aux maternités surchargées ?

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L’avenir nous aidera à répondre à cette question mais une chose est sure, ce mode d’accouchement fait de plus en plus d’adeptes en France. Actuellement en France, des maisons de naissance ne sont pas autorisées mais sont en cours d’expérimentation sur projet de Mme Dini, sénatrice UDI, qui estime que « de plus en plus de femmes souhaitent accoucher “autrement qu’entourées de machines”: “Entre 60.000 à 80.000 mamans pourraient faire ce choix” sachant qu’environ chaque année en France 800 000 accouchements sont pratiqués. Aujourd’hui, ce qui existe ce sont des CALM (littéralement Comme A La Maison), lieux d’accueil, de suivi et d’accouchement au sein même des maternités avec des chambres modernes : lit 2 places, baignoire, fauteuils confortables où seules des sages femmes vous accompagnent.

On constate également une augmentation des accouchements à domicile.

Accouchement naturel : mode d’emploi

Par définition, « un accouchement naturel ou physiologique en milieu médical désigne une naissance en maternité débarrassée de tout geste médical superflu : perfusions, anesthésies, gestes de contrôle intrusifs, positions imposées… »

Il faut savoir que seules les grossesses ne présentant pas de risque sont admises dans ce type de structure. Etant donné que vous êtes déjà à l’intérieur d’une maternité, en cas de complications, vous serez très vite prise en charge par exemple pour réaliser une péridurale si la douleur  devient trop insupportable.

Des avis contradictoires

Les « pour » : la maman est actrice de son accouchement. Moins de complications du fait de l’absence ou de la moindre pratique de gestes médicaux (péridurale, césarienne, épisiotomies..), une liberté de position permettant des accouchements et des phases d’expulsion parfois plus rapides et un rétablissement plus rapide et plus facile pour la maman avec un bébé moins stressé du fait du peu de médicalisation.

Les « contres » : Jean Marty, président du syndicat de gynécologues (Syngof), déclare : “faire croire à des femmes qu’elles vivront mieux la naissance parce qu’elles vont retomber dans la douleur et l’insécurité, c’est comme abandonner le casque à moto, la ceinture en voiture, c’est absurde”. Odile Buisson, gynécologue et auteur de « Sale temps pour les femmes” (éditions Jean-Claude Gawsewitch) renchérit en affirmant : “c’est une hérésie, on va perdre des bébés”. “On ne s’est pas battues pour avoir accès à la médecine pour être ramenées des années en arrière”.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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